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14 décembre 2005

Global Positioning System

Avant de commencer ce sujet, sérieux, très sérieux, trop sérieux, il me faut impérativement avertir le lecteur que je ne mens jamais… Je déforme la vérité, j’exagère un peu, de temps en temps, souvent…

Le GPS, sigle correspondant aux initiales du titre, est un ensemble à base d’électronique, de mécanique et d’informatique, dont l’essentiel nous survole en permanence, en orbite, entre 6000 et 8000 Km d’altitude. Il y a environ une quarantaine de satellites GPS, la plupart américains qui nous permettent, en relation avec une cartographie donnée, correspondant à un système géodésique donné, à quiconque correctement équipé, de se repérer et de savoir exactement où il se trouve à la surface (fonctionnement non garanti par le constructeur pour utilisation en sous-marin) de notre planète : la Terre. Ceci est bien. Mais à l’aube du huitième jour, rien ne dit que nous puissions être sûr à cent pour cent de notre position. Pour de multiples raisons…

Mais commençons par le début. La première question qui vient à l’esprit du plus perspicace est : quels sont ces objets qui rôdent autour de notre corps céleste ? Je l’ai dit. Ce sont des satellites de communication dédiés au système GPS. Lancés soit par des fusées Atlas ou Ariane, voire pour les plus gros, une des navettes spatiales Américaines. Je vous fais grâce, ici, de tout ce qui concerne les calculs pour obtenir les orbites de transfert et les orbites finales d’utilisation. Le GPS sert donc essentiellement à savoir où nous sommes. C’est très bien. Pour cela, la bête (récepteur GPS) doit être convenablement configurée, en fonction de l’heure, d’une part (été ou hiver), et des cartes utilisées, d’autre part. Et c’est sur ce point que le bât blesse souvent ! Jusqu’ici, je reste très sérieux…

Il existe, en effet, plusieurs systèmes géodésiques, basés sur des points remarquables (sommets, caps, édifices…) dont les coordonnées absolues par rapport aux pôles et à un méridien origine, sont précisément connues, soit en latitude, longitude et altitude. Super ! Le reste étant en coordonnées relatives par rapport à ces points, par triangulation, arcs capables et autres moyens de calcul géométrique dont je vous épargnerai encore le détail. Mais il existe plusieurs repères. Comment choisir ? Comment mettre en phase le satellite et la carte ? C’est très simple. Il suffit de regarder sa carte et de lire, au bon endroit, quel est le repère utilisé (Mercator, souvent. WGS84 ou EUR-50 très souvent aussi : ce sont les meilleures cartes). WGS84 (format Anglo-Américain) basé sur le méridien de Greenwich, EUR-50 (format européen) dont l’origine semble être le Méridien de Paris. Qu’on se le dise, et que le grand Cric me croque si je mens !
Il suffit donc de configurer son bazar sur le bon système pour qu’il fonctionne correctement à quelques mètres près (en 2D), cela vous évitera de vous retrouver dans le salon d’Honneur de la Capitainerie (voire la salle du Conseil Municipal) au lieu de votre place sur la jetée !!!

Le GPS fonctionne aussi très bien en 3D. Ce qui veut dire que, en plus de sa capacité à donner Longitude et Latitude (2D), il peut donner l’altitude. C’est très utile pour mesurer la hauteur des vagues (bien que votre sondeur – bien étalonné – puisse en faire autant). Mais pour ceux qui ont, comme moi, la chance de posséder un portable (un GPS pas un téléphone cellulaire), l’attrait de celui-ci en montagne est indéniable s’il est correctement configuré (système géodésique) et basculé en mode trois axes (3D) dont les inconvénients sont d’être très consommateur d’énergie et de nécessiter de capter au minimum quatre satellites répartis sur l’écliptique contrairement à la 2D où seulement trois satellites son suffisants (à condition qu’ils ne soient pas trop proches les uns des autres).

Le GPS fixe fonctionne aussi très bien en voiture : câble allume-cigare pour l’alimenter et colle Scotch (ou Super Glue 3 nouvelle formule) pour fixer l’aérien sur le toit du véhicule… Prévoir marteau et burin pour pouvoir enlever l’antenne ultérieurement.

Mais on peut aussi emmener son fixe à la montagne ! C’est vrai, il faut être fort. Porter une batterie de 60 à 90 AH en bandoulière, être équipé d’un casque pour y fixer l’antenne, un porte harmonica pour l’écran du GPS… Enfin, le GPS lui-même, en bandoulière aussi. Et attention aux câbles d’alimentation, fils de connexion et coaxial d’antenne : éviter de se prendre les pieds dedans… Bon courage. Mais les marins vont-ils souvent dans la Vanoise, les Ecrins ou la Vallée des Merveilles ?
Ceci étant dit, et même si cela peut vous paraître très, très lourd, pensez quand même à prendre votre GPS.